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De l'urbanisme à Kigali

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Lors de mes récentes pérégrinations sur Facebook, je suis tombé sur une photo qui a pas mal tourné dans mes contacts de Kigali, représentant l'évolution urbaine de la ville en une dizaine d'années. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le changement est impressionnant. Voyez vous-mêmes : Impressionné par l'évolution, et afin de contribuer à mon échelle à déconstruire l'image négative du Rwanda en occident, j'ai à mon tour partagé l'image en commentant "good job Rwanda". Deux réactions m'ont donné envie de poster un billet sur l'urbanisation à marche forcée que les autorités impriment à Kigali. La première vient d'Alex, un ami Français depuis rentré au pays et qui faisait son service civique au comité national olympique rwandais : "question débat : est-ce forcément signe de good job?". La seconde vient de Mirko, un consultant italo-français passé par Kigali pour une mission d'un peu plus de deux mois : ...

Classe politique cherche renouveau désespérément. Candidats non sérieux s'abstenir.

7 mai 2012. Le réveil sonne, on regarde l’heure, 7h30. On se prend à espérer – comme tous les matins d’ailleurs – que 5 minutes de semi sommeil en plus seront salvatrices. 7h35, les notes aiguës du réveil nous tirent finalement des bras de Morphée. Un café, un toast, des grommellements en guise de paroles jusqu’à ce qu’une bonne douche achève de nous réveiller. Un pantalon, une chemise, et en route pour le boulot. Bref, un lundi matin comme les autres. Ce qui pensaient que le changement, c’était maintenant, commencent à se raviser. Au terme d’une campagne à mon sens calamiteuse, c’est donc François Hollande qui l’a emporté sur Nicolas Sarkozy. Le lundi 7 mai, la France se réveille socialiste. La dernière fois, c’était il y a presque 20 ans… Pour être honnête, je me rappelais pas trop de ce que ça faisait. Je vais vous le dire : c’est bizarre en fait. Pendant cinq ans, j’ai enduré les pathétiques tribulations de notre président, qui n’en finissait pourtant plus de nous assur...

90

90. Quatre vingt dix. Ou nonante, au choix. C’est le nombre de jours qu’il reste avant le premier tour des élections présidentielles françaises. 90 jours pour réfléchir à celle ou celui qu’on aimerait voir à la tête de notre pays pour les 5 années à venir. 90 déceptions Le moins qu’on puisse dire, c’est que le mandat de Sarkozy a été frappé du sceau de l’échec. Non seulement car l’élu n’a pas respecté les promesses qui avaient conduit les Français à voir en lui l’homme providentiel qui nous sortirait de l’impasse, mais aussi parce que cet homme, non content d’avoir enfumé la France, nous a aussi fait reculer. Chômage, éducation, dette publique, cohésion sociale, politique étrangère… J’ai beau chercher, je ne vois rien de positif dans l’action de Nicolas Sarkozy Premier (et certainement le dernier d’une lignée que j’espère aussi courte que possible). Le nombre de demandeurs d’emploi a explosé, notre éducation fait peine à voir et les aveugles suppressions de poste n’y sont pas complèt...

Bruguière VS Trévidic

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Il y a une semaine jour pour jour, une page importante de l’histoire du Rwanda s’est écrite. Le juge anti-terroriste français Marc Trévidic rendait son rapport sur l’attentat perpétré le 6 avril 1994 contre l’avion du président du Rwanda Juvénal Habyarimana, élément déclencheur du génocide contre les Tutsi. Petite chronologie des faits pour mieux comprendre  les faits et leur portée. 1962  : le Rwanda devient indépendant. Les Hutu prennent le pouvoir, et commencent les massacres de Tutsi, sur lesquels les Belges s'appuyaient lors de la colonisation, pour leur faire payer leur domination sur le royaume. 1990  : depuis l’indépendance, des milliers de Tutsi ont fui les massacres ethniques et trouvé refuge dans les pays voisins, notamment Ouganda, Congo, Burundi. En Ouganda, ils ont formé le FPR, avec à leur tête l’actuel président du pays Paul Kagame. En 1990, avec le soutien de l’Ouganda et d’autres pays anglophones (USA, Angleterre), le FPR attaque le Rwanda pour re...

Noël en short

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Depuis 23 ans que je gambade sur cette terre, j’ai systématiquement passé Noël dans les contrées froides de Normandie, avec un thermomètre oscillant entre 0 et 10. Noël, pour moi, c’est écharpe, bonnet, gants, et parfois advil pour se essayer de se débarrasser de cette vilaine crève. Au-delà de ça, Noël a toujours été une période d’effervescence où la ville prend un nouveau visage, celui des guirlandes, des illuminations, et des pralines chaudes vendues par des inconnus qui se réchauffent tant bien que mal sur leur brasero au coin de la rue. Gros changement cette année : casquette en guise de bonnet, et short et t-shirt pour tout accoutrement. Pour les pralines, faudra repasser : interdit de vendre de la nourriture en ville. Noël 2011 n’a donc pas eu lieu au coin de la cheminée mais sur les rives du lac Kivu, et plus précisément à Kibuye, véritable petit bijou à 120km au sud de Gisenyi. Un des plus beaux lieux du Rwanda, dans lequel – et on me l’a Ô combien reproché – ...

Hotel Rwanda : de la réalité à la fiction

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Dans son malheur, la tragédie du génocide a fourni à Hollywood le parfait sujet pour faire un film à grand succès : Hotel Rwanda. Tout le monde en a eu moins entendu parler : l’histoire de Paul Rusesabagina, un Hutu marié à une Tutsi, gérant de l’Hôtel des Mille Collines, qui a ouvert les portes de son établissement aux Tutsi menacés. Très bon film : prenant, bouleversant, émouvant. Mais surtout sujet à de nombreux questionnements. Il y a quelques mois, la Lantos Foundation for Human Rights and Justice, basée aux USA, a remis un prix à Paul Rusesabagina pour ses actes héroïques tels que rapportés dans le film Hotel Rwanda. La décision a provoqué un véritable tollé chez les associations de rescapés du génocide , notamment Ibuka (« souviens-toi » en Kinyarwanda) et AVEGA (Association des Veuves du Génocide d’Avril). Les raisons d’un tel mécontentement ? Paul Rusesabagina ne serait pas le sauveur héroïquement dépeint par Hotel Rwanda, mais un véritable usurpat...

Petit tour par le Burundi

J’ai toujours trouvé super classe de pouvoir dire « je pars en réunion à l’étranger », l’international est un peu un gage de sérieux, ça vous donne un petit côté important pas déplaisant. Alors du coup quand j’ai appris que j’avais une réunion au Burundi, petit pays frontalier du Rwanda (côté sud) je me suis dit que c’était super cool. J’ai même songé un instant qu’on nous paierait l’avion pour faire le trajet : mais les types qui nous font venir se sont dits que 7h de bus c’était plus drôle que 25mn dans les airs. Quand je dis nous, je parle de Guillaume et moi : Guillaume est volontaire comme moi ici, et il bosse à l’Institut Français du Rwanda (plus connu sous le nom de Centre d’Echanges Culturels Franco-Rwandais) en tant que bibliothécaire. Et pas n’importe quelle bibliothèque : il est chargé de mettre en place un projet de création de bibliothèque numérique, à base de livres électroniques, d’iPads et tout le tralala.  Alors chouette, on part en réunion au Burundi. Mais quoi c...